Tour d’horizon
Le bénéfice net revenant aux actionnaires s’est établi à EUR 4,0 milliards, en recul de 8% par rapport à 2006. Ce chiffre comprend une plus-value d’EUR 947 millions réalisée sur la cession de CaiFor. Nous avons adopté une approche conservatrice, ce qui explique que nous avons comptabilisé une dépréciation d’EUR 2,4 milliards avant impôts sur le portefeuille de CDO Super Senior exposés à la crise du subprime, qui a eu principalement un impact sur le résultat des activités bancaires.
Revenus
Sur l’ensemble de l’exercice, le total des revenus du secteur Banque a augmenté de 10% à EUR 11,2 milliards, cette hausse s’expliquant pour plus de la moitié par l’augmentation des produits d’intérêts nets et des commissions nettes, le solde provenant des plus-values et des activités d’ABN AMRO acquises.
En Assurance, l’encaissement brut total a progressé de 9% à EUR 18,7 milliards. L’encaissement Vie a augmenté de 9% à EUR 13,2 milliards, grâce à une forte croissance des ventes de bancassurance et de l’intégration des activités d’assurances vie nouvellement acquises. Les primes émises brutes en Non-vie ont progressé de 9% à EUR 5,5 milliards, dopées par des marges saines et une innovation produits permanente dans tous les pays.
Efficacité
Le total des charges du secteur banque s’est accru de 12% à EUR 6.928 millions en 2007. Deux tiers de cette croissance provenait de l’évolution des activités de Merchant & Private Banking, le solde étant attribuable à Retail Banking et aux activités de gestion d’actifs. Plusieurs investissements de croissance représentaient 6% de cette hausse tandis que la croissance sous-jacente des charges était de 4%. En 2007, le coefficient d’exploitation s’est établi à 61,9%.
En Assurance, nos efforts constants visant à accoître l’efficacité nous ont permis d’améliorer le ratio des charges, la hausse de 5% des charges d’exploitation étant compensée par une progression de 9% des primes. Des plans de contrôle rigoureux des coûts ont contrebalancé les coûts de démarrage des nouvelles combinaisons produit/marché en Europe. Les effets de la tempête Cyril et des inondations au Royaume-Uni, ainsi que, dans une moindre mesure, de la crise des marchés financiers internationaux ont quasiment amputé de moitié le résultat technique à EUR 319 millions (-44%),
le ratio combiné s’élevant à 100%. Hors impact des catastrophes naturelles, le ratio combiné était stable à 95,7% contre 96,1% en 2006.
Qualité des crédits
Les variations des provisions pour dépréciations ont atteint EUR 2,8 milliards en 2007, un chiffre qui s’explique essentiellement par des dépréciations d’investissements liés au marché américain des subprimes (EUR 2,7 milliards) en Banque. Fortis a adopté une approche résolument sévère, qui s’appuie sur des hypothèses rigoureuses, des dépréciations liées aux CDO Super senior avec exposition aux subprimes. Le ratio de pertes sur crédits (calculé en pourcentage de la moyenne des engagements pondérés en fonction des risques de crédit) s’est établi à 116 points de base. Abstraction faite des dépréciations liées aux CDO subprimes Super senior, le ratio global de pertes sur crédits a atteint 5 points de base, signe d’une bonne qualité globale des crédits. Si l’on prend en compte le changement de méthodologie au niveau de l’IBNR, le ratio de pertes sur crédits est de 13 points de base. Ce chiffre est conforme aux indications communiquées précédemment et reste largement inférieur au ratio de pertes sur crédits sur toute la durée du cycle, qui se situe autour des 25 points de base.
Solvabilité
Le montant de notre core equity supérieur à la cible a augmenté d’EUR 4,4 milliards, passant d’EUR 1,8 milliard à EUR 6,2 milliards au 31 décembre 2007. Le ratio Tier I s’est renforcé, passant de 7,1% à 9,5%, tandis que le ratio de core equity s’améliorait de 6,0% à 8,6%. Le coefficient de solvabilité total est en baisse à 10,1% contre 11,1% au 31 décembre 2006. Le ratio core equity et le ratio de solvabilité total de Fortis Insurance ont diminué, passant respectivement de 233,5% à 209,2% et de 269,3% à 235,1%. Ces deux coefficients demeuraient cependant largement supérieurs aux cibles respectives établies par Fortis de 175% et 225% du minimum requis.
Contribution d’ABN AMRO
Le bénéfice net des activités d’ABN AMRO acquises, abstraction faite d’un certain nombre d’éléments exceptionnels et des coûts d’intégration, s’est élevé à EUR 1.355 millions, en hausse de 17% par rapport à 2006 (EUR 1.158 millions). La contribution nette de ces activités acquises à la mi-octobre au bénéfice net de Fortis s’élève à EUR 179 millions.
Ce rapport de gestion doit être lu conjointement avec les Comptes annuels 2007 ainsi que la Communication du collège des Commissaires. Etant donné que les Comptes annuels sont basés sur notre structure telle qu’elle se présentait en 2007, les chiffres concernant Private Banking ne sont pas disponibles séparément mais sont regroupés avec ceux de Merchant Banking.




